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environnement, économie, social, durable

ETAT DES LIEUX RSE/RSO

Le développement durable est un modèle équilibré garantissant la durabilité du développement, répondant aux besoins actuels sans compromettre les capacités à répondre aux besoins futurs.

La RSE / RSO, quant à elle, est la contribution des entreprises / organisations au développement durable en intégrant au cœur de sa stratégie et de son fonctionnement l’ensemble des parties prenantes, tout en recherchant un équilibre pour maîtriser les impacts tant positifs que négatifs de ses activités.

 

RSO cela veut dire quoi ?

La Responsabilité Sociétale des Organisations (collectivités, associations…) est la contribution volontaire des organisations au développement durable.

Elle est par ailleurs connue sous le sigle RSE, Responsabilité Sociétale des Entreprises. En tant qu’établissement médico-social, nous parlerons de RSO.

Et donc concrètement c’est quoi ?

La démarche RSO offre aux organisations l’opportunité de développer leur responsabilité sociétale en interaction avec leurs parties prenantes* et de démontrer la prise en compte des enjeux sociaux, sociétaux, éthiques et environnementaux dans leurs activités économiques en lien avec ces parties prenantes, y compris en tenant compte des grands enjeux du futur.

Quelles sont les grandes étapes de cette démarche ?
  • la réalisation d’un état des lieux des actions déjà menées au regard des orientations de la RSO et des attentes de chacun au sein de l’organisation ;
  • l’identification des parties prenantes et la mise en place d’un échange avec elles sur leurs attentes ;
  • en lien avec la stratégie de l’organisation, ses missions, ses valeurs, la réalisation d’un plan d’actions RSO, de son déploiement dans l’organisation et de son pilotage (par des indicateurs) ;
  • l’organisation d’une évaluation régulière afin de suivre et d’adapter les comportements et les pratiques ;
  • une communication interne et externe sur la démarche.
Et actuellement où en sommes-nous ?

La direction de l’établissement a pris la décision de mener une réflexion globale sur les enjeux de la RSO afin de prioriser une démarche sous l’angle de l’établissement.

Un état des lieux est en cours pour identifier les actions existantes.

Comment la RSO se traduit-elle dans le quotidien de l’établissement ?

La RSO se traduit par un comportement transparent et éthique qui doit :

  • contribuer au développement durable et notamment de la société dans laquelle nous sommes intégrés ;
  • prendre en compte les attentes de nos parties prenantes ; respecter les lois en vigueur et être en adéquation avec notre mission ;
C’est un vrai engagement sur le long terme.

La mise en place va prendre du temps. Cela ne va pas se faire en quelques semaines.

L’évolution sera progressive afin que chacun puisse s’approprier la démarche.

Les premières étapes nous ont déjà permis d’identifier des actions simples à mettre en œuvre dans notre quotidien.

Plusieurs actions passent par la formalisation de process que nous avions déjà amorcés, que nous n’avions pas encore intégrées dans une démarche globale de responsabilité sociétale ni parfois systématisées ;

La mise en place de groupe de travail sur un mode participatif permettra de formaliser la démarche RSO de l’établissement, d’afficher notre ambition en la matière et de définir des engagements par la mise en place d’un plan d’action tout réaliste compte tenu de ce que nous sommes.

Ce travail collectif est le garant du succès de cette démarche.

La démarche RSO en résumé c’est :

  • identifier et maîtriser les risques éventuels
  • écouter et répondre aux attentes de nos parties prenantes
  • anticiper sur l’avenir
  • innover et économiser
  • analyser et développer sa performance globale
  • donner envie à nos partenaires des mondes de l’éducation et des entreprises de nous rejoindre
  • renforcer son bien être en interne
  • être en adéquation avec ses valeurs

 

Même si les termes RSO sont aujourd’hui plus sur le devant de la scène, il y a déjà bien longtemps que l’on se soucie du bien-être des personnes que nous accueillons et des professionnels qui les accompagnent tout en accordant une attention particulière à tout ce qui touche de près ou de loin au développement durable.

Travailler sur la RSE / RSO, c’est donc rechercher une performance globale, au croisement des trois piliers : Social – Sociétal / Environnemental / Economique.

Pourquoi développer une approche RSE dans un univers médico-social ?

A. Parce la performance d’un établissement doit prendre en compte aussi bien sa performance financière, que son capital immatériel (compétences et partage de connaissances, organisation, satisfaction des usagers). La RSO est une opportunité de valoriser / évaluer les impacts des activités de l’établissement sur l’ensemble de ses parties prenantes (salariés, partenaires, collectivités, usagers…), au travers d’indicateurs pertinents.

B. Parce que la RSO, au travers de l’amélioration des relations avec les parties prenantes, est un levier d’amélioration de la performance globale de l’établissement.

C. Parce que la philosophie, l’approche globale et transversale de la RSO permet de donner du sens aux réflexions et aux pratiques de l’établissement, en cohérence avec d’autres injonctions :

1. Droits des usagers et promotion de la bientraitance (évaluation HAS, recommandations de bonnes pratiques professionnelles)
  • Cartographie des risques de maltraitances
  • Auto-évaluation des professionnels et de l’établissement (selon critères HAS)
  • Gestion des plaintes et réclamations (recueil, analyse, actions correctives)
  • Gestion des évènements indésirables (recueil, analyse, actions correctives)
  • Plan de formation : bientraitance, Humanitude (EHPAD/SSIAD)
  • Communication/affichage : 3977, Défenseur des droits, personnes qualifiées
  • CVS
  • Comité d’éthique
  • Enquêtes de satisfaction
  • Documents Loi 2002-2
  • ÉCART
2. Impact de la qualité de vie au travail sur la qualité de l’accompagnement, de la prise en charge (bien être des professionnels, management participatif, dialogue social, communication…)
  • Salle de sport
  • Enquête QVCT
  • CLACT
3. Maîtrise des dépenses (liés aux consommations énergétiques, à la production des déchets, à l’absentéisme, …)
  • Chaudière biomasse à plaquettes forestières,
  • Broyage déchets verts – convention TTM environnement,
  • Projet immobilier Moselis (foyers d’hébergements, administration) construit dans le cadre de la réglementation thermique RT (2012),
  • Projet immobilier des ateliers :
    • Dans le cadre de son projet général de modernisation de son patrimoine immobilier initié en 2012, l’EPSMS du Saulnois a vu se concrétiser en 2023, le démarrage du projet de création de nouveaux locaux de travail pour le pôle horticulture et espaces verts. Notons ici, que ce projet a été défini dans le cadre d’une étude de faisabilité préalablement menée avec un programmiste, et qu’il fait l’objet d’un partenariat entre l’EPSMS et la commune d’Albestroff.

      En développant de nouveaux bâtiments pour son dispositif ESAT, la direction de l’EPSMS du Saulnois souhaite améliorer et moderniser ses ateliers de travail et ses équipements sociaux en direction des personnes accueillies et des professionnels qui les accompagnent, tout en recentrant l’ensemble des activités de travail sur le site Sainte-Anne par la construction :

      • De vestiaires et de locaux sociaux (salle de pause et de réunions, bureaux) ;
      • D’un magasin de ventes ouvert au public extérieur en lien avec les serres de production existantes ;
      • D’une zone de stockage pour les fournitures et matières premières ;
      • De garages pour le stockage du matériel et des véhicules de la filière « espaces verts »;
      • D’un atelier mécanique permettant d’assurer l’entretien nécessaire au bon fonctionnement des différents services ;
      • D’un parc de stationnement en direction de la clientèle et des exploitants ;
      • D’une station de lavage pour les véhicules de l’établissement avec une éventuelle ouverture au public.

 

    • Le choix architectural du projet est la création d’un ensemble constitué de 3 bâtiments distincts mais reliés entre eux et qui forment, au final, un ensemble cohérent. Concernant la construction des bâtiments, une attention particulière a été portée par le jury sur le projet présentant une cohérence architecturale d’ensemble avec un type de construction tenant compte de l’impact écologique, en proposant l’utilisation de matériaux biosourcés pour réduire à effet immédiat la consommation énergétique des bâtiments concerné. 

    • Les matériaux choisis, en plus d’être écologiques, auront un aspect sobre et naturel : le bois et le métal seront les matériaux privilégiés.

    • Les bâtiments sont conçus pour être robustes, fonctionnels et intégrés visuellement dans le paysage rural d’Albestroff.

    • Pour répondre a des objectifs de développement durable : les eaux de pluie seront récupérées pour les besoins de la filière horticole, des panneaux photovoltaïques permettront de produire de l’électricité pour alimenter en partie la production de la cuisine centrale et la consommation des nouveaux bâtiments, le système de chauffage du projet sera assuré par des pompes à chaleur qui récupèrent les calories de l’air. »

  • Mise en place d’un récupérateur d’eau pour l’arrosage de la filière horticole
  • Projet d’installation de panneaux photovoltaïques
  • Gestion des déchets (cuisine, OM, …) – la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC),
  • Hygiène des locaux – bio nettoyage,
4. Développement de la maturité des processus dans la cadre de l’évaluation HAS (maîtrise des interfaces, partage de connaissances, gestion des compétences, …)
  • Création poste responsable qualité
  • Mise en place du logiciel AGEVAL pour pilotage de la qualité
  • Gestion des risques (gestion des évènements indésirables, audits, DUERP)
  • Amélioration continue de la qualité (méthode PDCA : PLAN-DO-CHECK-ACT)
5. Economique, Achats

Précisons que la politique Achats peut être une disposition à part entière de la démarche RSE, au travers de ses divers impacts : participer à l’insertion par le travail, le développement de l’économie local, la réduction des impacts écologiques / environnementaux…

  • Achat circuits courts – filière restauration,
6. Gestion raisonnée de la production et des déchets alimentaires
  • Maitrise de la production – pesée des ingrédients par typologie de public (plan alimentaire) – tri des déchets (épluchures – protéines animales,) boitage & cartonnage,
  • Distribution du pain au compte-goutte en fin de chaine du self,
  • Tri des déchets alimentaires au self,
  • Mise en place de composteurs sur les foyers d’hébergements – Projet pédagogique porté par l’IMPro dans le cadre le cadre des apprentissages préprofessionnels (scolaire & filière horticole),
7. Démarche environnementale
  • La filière Espaces-verts et la filière horticulture sont engagées dans une réflexion de développement durable.

 

  • Sur les contrats espaces verts en cours, une sensibilisation du client est réalisée pour la réduction des produits désherbants de type phytosanitaire au profit de procédés de désherbage thermiques, manuels ou mécaniques. S’agissant du service horticole, la production est depuis longtemps engagée dans la réduction des pesticides par la mise en place d’une lutte intégrée. La lutte intégrée est une méthode prophylactique douce, permettant un combat efficace contre les ravageurs des cultures sous serres. Elle permet de substituer l’utilisation des spécialités chimiques lourdes dont l’envergure du spectre d’action n’est pas sans conséquence sur l’homme et l’environnement. Le principe en est l’utilisation d’auxiliaires ennemis de ces parasites et dont ils se nourrissent. Nous avons fait ce choix dans le cadre de la protection de nos professionnels ; orienté dans cette voie l’établissement est donc en phase avec la perspective de développement durable ;

 

  • Les déchets verts issus des tontes, tailles ou fauchages sont collectés par nos équipes et transportés en déchetterie afin d’en assurer le suivi et la revalorisation en centre spécialisé (contrat en place). Afin de réduire nos déchets de tonte et par voie de conséquence le nombre de rotations nécessaire à l’évacuation de ses derniers, nous proposons l’utilisation de matériel mulching. Outre les bénéfices en termes de déplacements, cette méthode offre un paillis fertilisant et protecteur naturel à vos pelouses ;

 

  • Les déchets issus de broyage sont, en fonction de leur calibrage et de leur essence, soit mis en déchetterie afin de suivre un parcours de revalorisation identique aux déchets verts, soit réutilisés directement dans le cadre de paillage pour l’amendement des sols ;

 

  • Les déchets issus de nettoyage des voiries ou de poubelles collectives sont eux directement déposés en déchetterie ;

 

  • Dans le cadre du renouvellement de notre parc matériel, notre établissement a redéfini une part de ses investissements sur du matériel électroportatif à court terme. De ce fait, sur les années à venir, notre parc va se constituer d’une part de matériel fonctionnant sur batterie ;

 

  • Pour les machines thermiques un entretien suivi et des révisions régulières nous permettent d’obtenir un fonctionnement efficient.
8. Préservation de la biodiversité

Mise en place d’actions collectives pour contribuer à la préservation de la biodiversité notamment par la mise en place de dispositifs de protection de la faune et de la flore et de leurs habitats.

 

  • Protection de la chouette effraie & hulotte – implantation de nichoirs sur le site Sainte-Anne
  • Plantation de haies bocagères – réservoir de biodiversité – conservation des groupes suivants : oiseaux, petits et gros mammifères, insectes, amphibiens, etc.
  • Mise en place de ruche sur le site : action de pollinisation,
  • Mise en place de nichoirs à hirondelles & installation d’un hôtel à chauve-souris,

 

* Parties prenantes : est appelée partie prenante toute personne ou entité sur laquelle l’établissement a un impact substantiel ou qui peut influencer sa capacité à réaliser ses missions.